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La Sphaigne : petite mousse créatrice des tourbières !

April 18, 2017

Les tourbières qui subsistent dans les Landes de Gascogne se sont formées grâce à l’accumulation de matières organiques non décomposées ou que partiellement. Ce processus de minéralisation est bloqué par les conditions asphyxiantes du sol dû à l’engorgement permanent. Cette hydromorphie permet ainsi l’émergence et le développement des sphaignes, bryophytes turfigènes (mousse créatrice de tourbe) par excellence ! Ce sont ces petites mousses en forme d’étoile qui contribuent à la survie des tourbières. Leur mode de croissance est très original. La tige principale qui les constitue présente la particularité de croître indéfiniment, par sa partie supérieure (par le capitule), jusqu’à atteindre une taille de 10 à 20 cm. C’est sa partie inférieure qui, en mourrant, s’accumule pour former la tourbe blonde.

 

Les sphaignes possèdent des propriétés bien particulières… Il faut savoir qu’elles ont la capacité de se développer sur des milieux oligotrophes (très pauvre en éléments nutritifs) qu’elles doivent à des cellules qui permettent d’attirer les rares minéraux du sol et en échanges elles vont libérer des ions d’hydrogènes (H+) qui vont considérablement acidifier le milieu. Une bonne méthode pour éliminer la concurrence et empêcher le développement des micro-organismes décomposeurs de la matière organique ! En plus de cette aptitude, elles ont une très forte capacité de rétention en eau grâce à des cellules qui vont stocker l’eau. Ainsi, elles vont pouvoir contenir des quantités d’eau allant de 15 à 30 fois leur poids sec ! En parallèle, elle pompe l’eau de la nappe par le pouvoir de capillarité et permet de maintenir une hygrométrie qui empêche l’assèchement de la surface du sol.

 

Ces petites mousses teintent les tourbières grâce à une palette de couleur bien diversifiée allant du jaune-vert au rouge violacée. 

 

Les sphaignes peuvent être classées selon leurs préférences trophiques :

  • les sphaignes minérotrophiles prospèrent sur les positions basses aux abords des gouilles (micro-dépressions) ou des cours d’eau. Elles sont directement liées à la nappe d’eau grâce à laquelle elles s’alimentent.

  • Les sphaignes ombro-minérotrophiles se développent sur les positions basses et moyennes souvent liées à la nappe d’eau également mais on peu parfois les retrouver sur les positions moyennes entremêlées dans les branchages des petits ligneux (notamment des éricacées comme les Bruyères) qui s’alimentent grâce à la nappe d’eau mais aussi par les précipitations.

  • Les sphaignes ombrotrophiles, elles, ne progressent que sur les positions hautes dans les branchages des petits ligneux formant parfois des buttes très denses. Ainsi, leur seule source de nourriture provient des précipitations.

 

En France, on recense près d’une trentaine d’espèces dont une petite quinzaine prospèrent sur les zones tourbeuses des Landes de Gascogne. Il faut savoir qu’elles sont toutes protégées à l’échelle du territoire compte tenu de leur rareté due à la dégradation de leur habitat naturel…

 

Tout au long de leur cycle de vie, les sphaignes confèrent aux tourbières un rôle d’éponge majeur pour la régulation des écoulements d’eau. Fossilisées sous forme de tourbe, elles permettent de plus le stockage du gaz carbonique contribuant ainsi à limiter l’effet de serre.

 

Pour en savoir plus :

http://www.espaces-naturels.info/sphaignes

 

 

 

 

 

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